jeudi 29 janvier 2015

Le fils du Diable est un Ange


Bonjour !

Kate Oliver m'a proposé son livre afin que je puisse faire une chronique. Evidemment j'ai accepté, j'étais très intriguée par ce roman.
Du coup, on peut dire que j'ai mon premier service presse :) D'autant plus que la maison d'édition m'en a proposé d'autres le pied ! Vous trouverez toutes les info sur le livre sur leur site IS Ebooks mais je vous propose quand même le résumé :


À une époque moyenâgeuse où se mêlent magie et sortilèges, Kaouk, enfant de la honte et du déshonneur, s’est juré de déjouer les plans machiavéliques de Mortador. Or, ce dernier est un redoutable sorcier, épaulé de surcroît par le sanguinaire Volcos et une armée de renégats.

Le chemin de Kaouk sera jalonné d’embûches, de batailles épiques et de rencontres inattendues…

C'est ainsi qu'il fera la connaissance d’une magicienne vivant au Royaume des Lépreux, dont les visions lui parleront de mystérieuses Entités susceptibles de l'aider à rendre aux villageois opprimés leur liberté perdue.

L’amitié de Nand, un farfadet malicieux, et la tendresse d’Opaline, son amie d’enfance, suffiront-elles à lui insuffler la force nécessaire pour mettre fin aux exactions du tyran ?

Entre Bien et Mal, pardon et vengeance, Kaouk devra faire des choix qui bouleverseront son destin à jamais…

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Alors, alors ^^ Pour commencer j'ai beaucoup aimé ce roman. La plume de l'auteure est fluide, il y a beaucoup de vocabulaire mais je n'étais pas perdue comme je peux l'être parfois avec GOT, ça se lit très vite. D'autant plus qu'une fois dedans, on ne voit pas le temps passer, on est littéralement emporté par l'histoire.

Histoire à laquelle je ne m'attendais pas vraiment. J'ai eu l'impression qu'il y avait deux histoires en réalité et le résumé ne parle que de la seconde.
Toute la première partie du livre est consacrée à Mortador et Baïa, deux sorciers qui étudient dans une école réservée aux gens de leur rang. Rien à voir avec Harry Potter, cela dit ! Nous sommes à une époque moyennageuse - en apparence seulement. Moi qui aime bien savoir quand ça se déroule, je me suis demandée à quelle époque ça pouvait correspondre et finalement, dans la deuxième partie, j'ai été très surprise.

Autre surprise : Mortador. C'est la première fois que je vois un méchant aussi bien décrit par une femme. Aucune retenue, ce type est affreux, ignoble, tout ce qu'on veut en négatif. Je ne sais pas si ça se dit mais tous ses défauts sont exacerbés et rien que de l'imaginer, j'en avais des frissons. D'ordinaire les hommes sont plus doués pour incarner ce genre de personnage, les femmes leur accorderont toujours une petite faiblesse. Là : nada ! Du coup : super logique et on a envie de l'étriper tout du long.
Baïa, qui n'est pas réellement évoquée dans le résumé est toute aussi importante. C'est quand même avec ces deux là que tout commence. J'aime beaucoup cette première partie, il y a une intensité qui n'était pas dans la seconde. Après, mis à la part les passages sur Mortadors, je ne l'ai plus ressenti. Ca virait un peu au roman arthuresque ou tolkienien, avec une quête, des compagnons improbables. Intéressant aussi mais, et c'est là que le bas blesse : manque cruel de dialogue et quelques passages éclipsés.  J'aurais préféré des conversations plutôt que de la simple narration quand Laborgne ou Nand expliquent des choses par exemple. Plus d'échanges verbaux tout simplement. Ca aurait donné plus de profondeur à Kaouk, qui fait un peu pâle figure sur ce plan face à Mortador, ou même Baïa. Honnêtement j'ai pesté pour la scène Opaline/Kaouk qui a été expédiée en trois lignes. Pis bon, je reste une femme, j'aime imaginer les scènes, là j'étais sur ma faim. Je me visualisais Jason Momoa avec des yeux vairons et paf plus rien, lumière éteinte. Grrrr

Sinon j'ai bien aimé le fait qu'un souvenir nous permette de plonger dans le passé des personnages. Ces passages du présent vers leur enfance étaient bien ammenés, ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres romans.

Je vais jouer les emmerdeuses et ajouter que j'aime pas du tout la couverture. Elle ne reflète pas l'âme du roman. Quel dommage ! Surtout quand on sait qu'une bonne moitié des lecteurs - au moins - s'arrêtent à ça. Donc, chères lectrices, chers lecteurs ne vous y fiez pas ! Ce doit être un coup de Mortador ;)

Ah j'oubliais la fin. Je ne m'attendais pas à un tel dénouement. J'étais dégoutée et en même temps c'est génial. Mais je peux pas en dire plus ^^ 

Voilà pour ce roman que je qualifierais d'heroic fantasy, qui m'a réconciliée avec le genre. Merci encore à Kate Oliver et à son éditeur de me l'avoir fait découvrir. Et à bientôt ! 

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